Petite éloge de la dactylographie
Quelques mois d'exercices quotidiens, dix minutes par jour, je parviens désormais à dactylographier. Quel repos pour les yeux! ils peuvent à loisir regarder l'écran, à gauche à droite, au plafond, saisir le monde réel, Je peux réfléchir à ce que j'écris, ou même penser à autre chose pendant quelques instants.
Auparavant mes yeux devaient constamment chercher les touches sur le clavier, chercher ensuite sur l'écran où j'en étais, pour constater des fautes d'orthographes, les corriger... Quel travail inutile pour la pensée, que de tensions pour la nuque et le dos.
Apprendre à taper, c'est comme l'apprentissage d'un instrument de musique. on crée des automatismes psychomoteurs, des souvenirs dans les muscles. Comme pour la guitariste qui regarde les autres musiciens, à communiquer avec le public, au lieu de fixer le manche de leur guitare avec anxiété.
Apprendre à taper, ça demande un peu de persévérance, mais je le recommande vivement, je regrette de ne pas m'y être mis 10 ans plus tôt. C'est beaucoup! plus rapide et ça évite la fatigue. Je me suis entraîné avec le logiciel klavaro, lequel propose une introduction théorique, différents types d'exercices, et des statistiques pour mesurer votre progression. Persévérance, le jeu en vaut la peine.